CEREMONIE DES VŒUXSCHWINDRATZHEIM, le 20 janvier 2012
Madame le Maire de Schwindratzheim,
Mesdames et Messieurs les Maires du canton de Hochfelden,
chers collègues,
Monsieur le Président de la Communauté de Communes, pas présent
Mesdames et Messieurs les adjoints, conseillers municipaux et délégués communautaires,
Mesdames et Messieurs les responsables associatifs,
Mesdames et Messieurs les représentants du culte,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames et Messieurs les secrétaires de Mairie,
Monsieur le Principal du Collège, et Madame la gestionnaire,
Madame le receveur municipal,
Messieurs les représentants de la Brigade de Gendarmerie,
Monsieur le Directeur de la Maison de Retraite, pas présent
Monsieur le Directeur de la Maison du Conseil Général de Saverne et Mesdames et Messieurs les agents du CG qui travaillez dans notre canton,
Mesdames et Messieurs les administratifs de la Communauté de Communes du Pays de la Zorn,
Mesdames et Messieurs les représentants de la Presse,
Chers amis, pour ceux qui n’entrent dans aucune des catégories citées,
Je suis très heureuse de vous accueillir si nombreux ce soir à Schwindratzheim, dans cette salle polyvalente que Mme le Maire, Liliane SUTTER a bien voulu mettre à ma disposition et je veux l’en remercier très amicalement et très chaleureusement. Mille mercis Liliane.
Du fond du cœur, un grand merci également à vous tous qui êtes présents et à tous ceux et celles qui se sont spontanément proposés pour l’organisation matérielle de cette soirée.
Mais d’abord pourquoi cette invitation à vous, femmes et hommes qui êtes les « forces vives » de notre canton de Hochfelden.
Jusqu’à présent, il était d’usage d’envoyer une carte de vœux à laquelle vous répondiez dans une très grande majorité des cas et les choses en restaient là. Non pas que l’échange des vœux par écrit n’était pas sincère ! Oh non bien au contraire.
D’ailleurs plusieurs personnes qui ne peuvent être des nôtres ce soir, m’ont envoyé un petit mot d’excuse avec des vœux qui, on le sent bien, viennent vraiment du fond du cœur. Il y a très souvent beaucoup de chaleur dans les mots choisis et je reconnais que cela est vraiment réconfortant.
Mais cette année, j’ai voulu réunir la grande famille cantonale à laquelle nous appartenons tous, sans exception.
Tout au long de l’année, nous travaillons ensemble, je vous sollicite, vous me sollicitez, je fais appel à vous pour tant de choses, vous me soumettez vos difficultés et vos problèmes…. Bref, nous tissons des liens entre nous et cette soirée doit précisément servir à les renforcer.
Finalement, je ne fais que reproduire à l’échelle du canton, ce que chaque parent fait dans sa propre famille. Vous le savez tous, pour l’avoir expérimenté à maintes reprises….. que c’est agréable en cette période hivernale de pouvoir rassembler sa petite ou grande famille autour de soi. C’est une occasion de se retrouver tous ensemble, de discuter, de prendre des nouvelles, d’échanger, de refaire le monde également et de se projeter vers le futur. C’est aussi lors de ces rencontres que l’on peut montrer à l’autre qu’il compte énormément et qu’on a besoin de lui. Si l’amour familial et fraternel disparaissait, que nous resterait – il ? Oh bien sûr, comme dans toute famille, il peut y avoir des frictions…. Il y en a qui boudent même les rencontres, souvent à cause d’une question d’héritage ! Mais est-ce une raison pour ne pas se réunir ? Je pense que non.
Alors voilà, votre conseillère générale, en ce 20 janvier avait tout simplement très envie mais aussi un grand besoin de vous avoir nombreux autour d’elle. - D’abord, pour vous remercier pour tout ce que vous faites et représentez pour les autres et pour moi-même.
- Ensuite, pour vous dire que vous faites tous, sans exception aucune, partie de ma grande famille, qui dépasse les limites de nos villages, puisqu’elle est cantonale.
Il y a un peu plus de 2 ans, vous m’avez confié la mission de vous représenter dans les instances départementales.
Nous sommes déjà à mi-mandat et l’occasion est toute trouvée pour faire un petit bilan.
Avec les différents services du Conseil Général présents sur notre territoire dont un certain nombre d’agents me font l’amitié d’être parmi nous ce soir, nous avons géré les affaires courantes,
- Avec la MAISON DU CONSEIL GENERAL DE SAVERNE
* Nous instruisons les demandes de subventions dans le cadre du contrat de territoire
* Et mettons en place les politiques départementales au niveau du territoire
- Avec le CENTRE TECHNIQUE
* Nous entretenons le domaine routier,
* Nous assurons la viabilité hivernale,
* Nous assistons et conseillons les communes,
- Avec l’UTAMS à Saverne et le CMS (assistantes sociales et puéricultrice)
* Nous instruisons les dossiers concernant la solidarité, la santé, l’enfance, les personnes âgées et handicapées
- Avec le COLLEGE
* Nous accueillons les adolescents de notre canton et assurons son entretien et son bon fonctionnement
* Nous assurons également la restauration scolaire
Ensuite 3 gros dossiers m’ont demandé un investissement beaucoup plus conséquent.
1. Elue le 15 novembre 2009, j’ai de suite été sollicitée par mon collègue Thierry Carbiener, Conseiller Général de Saverne, au sujet de l’énorme remblai que Réseau Ferré de France voulait implanter entre Wilwisheim et Dettwiller. Il a fait voter une motion à l’Assemblée départementale en soutien au collectif mené depuis quelques années déjà par Pierre Fuchs, Maire de Wilwisheim. Il m’a demandé de l’épauler dans ses démarches et finalement grâce aussi à l’intervention de Philippe Richert, notre ministre alsacien, nous avons réussi à faire abandonner la solution que RFF préconisait. C’est le viaduc qui est actuellement en construction, qui sera retenu. Dans ce dossier, j’ai senti pour la première fois que lorsque les élus étaient unis pour défendre une cause juste, ils pouvaient faire s’écrouler des montagnes …… de remblais bien entendu.
2. Peu de temps après et bien plus tôt que prévu, suite à l’annulation d’un arrêté préfectoral par le TA, me voici plongée dans le dossier de la décharge du Rohrbach. J’avais promis de me battre aux côtés des habitants du canton et des riverains les plus proches, pour arriver à une fermeture de ce site, dans un délai le plus rapproché possible. Alors oui, tout naturellement, je me suis d’abord adressée à vous, mes collègues Maires, Adjoints et conseillers municipaux en vous demandant une motion de solidarité. La même demande a été faite auprès de la Communauté de Communes. Votre engagement a été un élément très fort dans l’avis final du commissaire-enquêteur et Mme Catherine STROEBELE l’a d’ailleurs souligné dans son rapport d’enquête. Puis avec l’ASADR, nous avons mobilisé la population à travers différentes actions : manifestation sur la voie publique, retraite aux flambeaux, chaine humaine, blocage du site. J’ai personnellement, comme vous avez pu le lire dans la presse locale (et je tiens à les en remercier publiquement) interpellé à plusieurs reprises Monsieur le Préfet, tant verbalement que par écrit. J’ai déposé plainte contre la Société SITA pour non respect des arrêtés préfectoraux, notamment pour les hauteurs non respectées. J’ai bon espoir de voir cette société condamnée, car ce n’est pas parce qu’on est un groupe puissant qu’on est au-dessus des lois. Vous savez que SITA veut poursuivre son exploitation jusqu’en 2019 et même au-delà. Nous attendons tous avec beaucoup d’inquiétudes le nouvel arrêté que le Préfet devrait signer dans un délai très proche.Je suis cependant relativement confiante dans ce domaine, car avec le Conseil Général du Bas-Rhin qui est en charge de l’élaboration du schéma départemental de l’élimination des OM et assimilés et spécialement son vice-président Rémy Bertrand, nous travaillons dans l’optique d’une fermeture définitive de notre décharge à la prochaine échéance imposée par le Préfet. Chers amis, mon devoir est de porter et de défendre les dossiers du canton. Celui-ci est d’importance et vous pouvez être assurés que rien ni personne ne me fera reculer dans ce que je pense être une juste cause. Le canton de Hochfelden a assez donné en ce domaine et je ne permettrai pas que la volonté de la population et des élus ne soit pas prise en compte.
3. Enfin, vous n’êtes pas sans savoir que tout récemment, avec mon mari, nous nous sommes attaqués à un nouveau dossier qui concerne l’autoroute A4. Nous avons chacun déposé une plainte contre la SANEF, mettant en cause la surfacturation imposée aux automobilistes, notamment à ceux qui prennent l’autoroute à Hochfelden en direction de Saverne ou ceux qui la quittent à Hochfelden en provenance de la même direction. Tout le monde paye jusqu’à Strasbourg, même si on n’en vient pas ou qu’on n’y aille pas. Cette situation était connue d’un grand nombre et dure depuis des années et tout le monde s’étonne avec raison, qu’elle soit dévoilée au grand jour en ce début de période électorale. J’aurai pu moi aussi me taire, attendre les hypothétiques expertises juridiques …… faire la politique de l’autruche en quelque sorte….. mais c’est très mal me connaitre. Il fallait aller en justice, je l’ai fait, nous l’avons fait, car un très grand nombre d’automobilistes m’ont contacté pour connaitre la procédure à suivre et ils ont, à leur tour porté plainte auprès de Monsieur le Procureur de la République. Cette affaire de surfacturation kilométrique est à l’instruction et j’ai bon espoir que la SANEF sera condamnée et obligée de facturer le juste prix aux automobilistes. Concernant la convention de rachat de la section Brumath-nord - Reichstett, il faudra sans doute aller au TA…… mais attendons le résultat de l’expertise commandée conjointement par le CG et la SANEF ; à ce jour, je ne suis pas sûre d’une issue favorable quant à cette autre partie de l’affaire SANEF, mais jamais je n’accepterai que les automobilistes soient lésés et j’irai jusqu’au bout de ce dossier.Voilà en quelques mots, une partie de mon travail durant les deux dernières années.
Mais il y a un autre domaine dans lequel je m’implique au maximum de mes disponibilités.
C’est celui de venir dans vos villages, à votre rencontre et à la rencontre des habitants. C’est dans ces rencontres que je puise la force de continuer à travailler à votre service. Serrez la main d’une mamie et sentir sa chaleur humaine vous envahir, dire bonjour avec un sourire, discuter de tout et de rien, être à l’écoute permanente et attentive de tout problème que l’on veut bien m’exposer, être tout simplement présente, lors de certaines manifestations, soutenir les associations locales, voilà comment je peux vous prouver que vous êtes tous importants pour moi.
En cette période de vœux, je vais clore mes propos en, en formulant quelques uns :
- Je vous souhaite tout d’abord une bonne santé, sans elle rien n’est possible, avec elle tout est possible, même les rêves les plus fous
- Ensuite, ayez une confiance inébranlable en l’avenir….. ne nous laissons pas gagner par le pessimisme ambiant. Ce n’est pas parce que nous avons perdu le triple A que le ciel va nous tomber sur la tête. Nous allons certainement vivre des mois, voire des années difficiles, mais de tout temps l’homme a su s’adapter et surmonter les épreuves. Voyons les choses positivement…… peut-être qu’après des années où tout tournait autour de l’argent, de la spéculation, des actions, de la bourse….. nous allons connaitre des années moins portées sur le profit mais plus sur l’entraide, le partage, la fraternité, bref, sur ce qui représente les vrais valeurs humaines.
- Pour finir, je vous souhaite de garder la joie de vivre. Nous savons tous que la joie de vivre est communicative. Alors soyons chacun à notre niveau, une petite lumière qui éclaire et réchauffe ceux que nous rencontrons, dans nos communes, dans nos associations, dans notre vie. De ces nombreuses petites flammes naitra un espoir certain, espoir que nous devons à la jeune génération et à tous ceux qui nous entourent. Ne laissons pas la sinistrose nous envahir. Elle est paralysante et nous empêcherait d’aller de l’avant
Enfin pour 2012, année électorale, l’élue que je suis fait un rêve, celui de voir nos hommes politiques tenir un langage de vérité et de justice
Je fais le rêve que nos élus se donnent à fond dans la recherche du bien commun, surtout en cette période de crise et peu importe d’où viennent les idées, pourvu qu’elles soient bonnes et justes pour tous. Il n’y a plus de place pour des élus qui ne conjuguent que le « je », alors qu’on leur demande de se mettre exclusivement au service de leurs concitoyens. Dans le spectacle auquel nous assistons trop souvent, c’est à se demander si les uns n’emploient pas toute leur intelligence et leur énergie à détruire l’autre, ne se réjouissent pas systématiquement des échecs des autres, et tant pis pour la population. Honte à ceux qui croient encore que le pouvoir leur appartient, qui se croient encore protégés par un mandat, alors que tout élu digne de ce nom et quel qu’il soit, doit s’effacer pour ne travailler que pour le bien public. Mais là, je crois que je rêve vraiment.
Merci à tous pour votre présence si nombreuse et si chaleureuse, merci de m’avoir écouté et maintenant, je vous invite au verre de l’amitié, agrémenté de quelques petites choses à grignoter.
Laissez-vous porter par cette convivialité dont nous avons tous besoin, pour avancer ensemble sur les routes de 2012.
Merci à tous, bonne soirée et très bonne année 2012.
15
décembre
Written by marie-paule.
Posted in: NC
cliquez sur la photo pour découvrir l’article DNA du 15 décembre ,
« Je ne peux pas accepter que les habitants du canton et d’ailleurs se fassent gruger sans réagir … »
Régulièrement, des personnes nous interpellent, mon mari ou moi, pour connaitre les suites de l’affaire du péage autoroutier A4.
Or, nous nous apercevons que nos interlocuteurs mélangent un peu tout.
Dans cette affaire, pour être clair, il existe 4 situations que beaucoup d’automobilistes n’ont apparemment pas comprises en lisant les articles de journaux.
1. Il y a tout d’abord, le tronçon Hochfelden – Brumath-nord et inversement (6 km = normalement 0,40 €) qui est payant. Cela ne se discute pas, toutes les parties concernées sont d’accord sur ce point
.2. Puis il y a les automobilistes qui entrent ou sortent à Brumath-nord en venant de Hochfelden. Ces derniers sont facturés jusqu’à Strasbourg, alors qu’ils n’empruntent pas la partie
Brumath-nord – Strasbourg. C’est pour ce tronçon de 12,7 km facturés par la SANEF mais non empruntés, que mon mari a déposé plainte le 13 novembre 2011. Normalement la SANEF n’a le droit de faire payer que les kms parcourus. Ils auraient coutume de faire payer jusqu’au bout de la concession, mais la coutume n’a pas force de loi dans ce cas là. Si une loi ne le prévoit pas expressément, c’est illégal.
3. Il y a ceux qui empruntent effectivement l’autoroute jusqu’à Strasbourg et plus loin, en venant de Hochfelden. La partie Brumath-nord – Strasbourg aurait été rachetée par le Conseil Général qui pense qu’elle est donc gratuite, alors que la SANEF dit qu’elle reste payante pour ceux qui viennent de Hochfelden, car la gratuité ne s’applique qu’à ceux qui montent ou qui descendent à Brumath-nord. C’est pour ce litige de gratuité ou non-gratuité, qu’un expert juridique va être nommé.
4. Enfin, mon mari a déposé une seconde plainte pour escroquerie le 16 novembre 2011, qui elle ne prête guère lieu à discussion. De cette plainte, personne ne parle pour le moment. Pourtant elle est beaucoup plus explicite. Nous nous sommes rendus compte en effet qu’en prenant l’autoroute à Hochfelden pour aller à Saverne ou à Sarre-Union, la SANEF ne facture pas Hochfelden – Saverne ou Hochfelden – Sarre-Union, mais Strasbourg – Saverne et Strasbourg – Sarre-Union. Il en est de même lorsqu’on emprunte Phalsbourg – Hochfelden, la SANEF facture Phalsbourg – Strasbourg. Il y a donc dans tous les cas, qu’on prenne l’autoroute à Hochfelden ou qu’on la quitte, une surfacturation de 1,20 €, soit le trajet Hochfelden – Strasbourg (18,7 km). C’est une escroquerie, car l’élément matériel de l’escroquerie est précisément la surfacturation.La SANEF prétend que pour ceux qui sortent à Hochfelden, du moment qu’il y a passage de la barrière de péage, on est redevable de tout le tronçon…. jusqu’à Strasbourg (heureusement que la concession ne s’arrête pas à Colmar …..). Ok si la loi le prévoit, mais c’est illégal si c’est simplement une façon de faire de la SANEF. Et puis, ce n’est tout de même pas la faute de l’automobiliste s’il doit emprunter la barrière de péage car il n’y a pas de sortie séparée. Les explications de la SANEF ne tiennent plus lorsqu’on va de Hochfelden vers Saverne ou Sarre-Union,
car la montée d’autoroute est située après la barrière de péage du côté de Saverne. Et là, la SANEF n’a plus d’explications. On a donc manifestement affaire à une escroquerie.
L’enquête pour les deux plaintes est actuellement en cours à la gendarmerie de Hochfelden.En tant que Conseillère Générale du Canton de Hochfelden, où ces infractions sont commises, je ne puis accepter que les automobilistes soient victimes d’escroquerie de la SANEF et j’ai donc décidé de déposer également plainte à titre personnel. Je ne peux accepter que les habitants du canton et d’ailleurs se fassent « gruger » sans réagir.Vous tous qui prenez donc l’autoroute à Hochfelden ou qui en descendez, prenez systématiquement le ticket de péage. Ce ticket est nécessaire pour une plainte ou un dédommagement ultérieur. Que ceux qui prennent l’autoroute à Hochfelden pour descendre à Brumath-nord ou l’inverse, en fassent de même. Déposer plainte, contrairement à ce que croient beaucoup de personnes, ne coûte pas un cent, ni toute l’enquête qui en résulte. Dans la vie, soit on accepte de se faire « rouler », soit on refuse et là il y a des tribunaux pour dire où est le droit et pour condamner si besoin. Même si le préjudice est minime pour certains, pour la SANEF, le gain est très appréciable…..Il serait intéressant, vous qui êtes victimes, de vous faire connaitre soit en écrivant directement à
Monsieur le Procureur de la République –
Tribunal de Grande Instance –
quai Finkmatt –
67000 STRASBOURG,
soit en nous contactant pour que nous puissions agir tous ensemble. Pour plus de renseignements, nous sommes à votre disposition au 03 88 91 97 28 ou par mail :
marie-paule.lehmann@payszorn.com
Tout un chacun a le droit de savoir ce qu’il en est exactement de cette autoroute A4….. avec ces explications, je pense que les choses sont claires.
A FAIRE CIRCULER LARGEMENT
Bonne route à tous !!!!!
Tous les articles parus dans les DNA sont visibles ici … cliquez sur les panneaux !
Jean Lehmann, commandant de police à la retraite et époux de la conseillère générale de Hochfelden Marie-Paule Lehmann, a annoncé hier qu’il portait plainte pour escroquerie à l’encontre de la Sanef.
Cette « démarche citoyenne » revendiquée par un usager de l’A4 survient au lendemain d’un article paru dans les DNA de dimanche révélant que depuis 1977 la Sanef, concessionnaire autoroutier
notamment de l’A4, ferait payer des kilomètres indus aux usagers, au péage de Schwindratzheim.
Ces kilomètres correspondraient au tronçon Brumath Nord — Reichstett, pourtant supposé gratuit puisque racheté en 1977 par le conseil général du Bas-Rhin.
Cette situation a été dénoncée par le député-maire de Saverne Émile Blessig et sept conseillers généraux de la grande région de Saverne, dont Marie-Paule Lehmann.
DNA: Qu’est-ce qui a motivé votre plainte auprès du procureur de la République de Strasbourg ?
Jean Lehmann: Comme de très nombreux usagers, j’ai déjà pris à plusieurs reprises l’autoroute à Hochfelden pour aller à Haguenau.
Suite à l’article paru dans les DNA, je viens de constater qu’en prenant l’autoroute à Hochfelden pour sortir à Brumath-Nord, la Sanef mentionne sur le reçu de paiement s’élevant à 1,20 € que je suis sorti à Strasbourg et que j’ai parcouru 18,7 km, alors que je n’en ai parcouru que six environ.
On m’a donc fait payer un tronçon que je n’ai même pas pris.
- Selon vous, ces faits relèveraient de l’escroquerie…
- Ayant été commandant de police et ayant eu des dizaines d’escroqueries à traiter, je sais de quoi je parle.
Les faits sont établis, l’enquête peut donc être rapide. Et il est impératif qu’elle soit menée avec célérité, vu le nombre des infractions commises tous les jours, on est donc en flagrant délit, et vu que l’escroquerie porte sur 15 000 € environ par jour.
Si la Sanef est coupable d’escroqueries à répétition, personne ne comprendrait que ces infractions ne cessent rapidement.
Si par ailleurs la Sanef ne devait avoir commis aucun fait délictueux, il est également urgent que ça se sache.
- Quel est votre objectif ?
_ Le plus urgent est que si infraction il y a, elle cesse.
Ensuite, il est également important de savoir si les faits étaient connus depuis longtemps, et si oui, pourquoi personne n’a réagi.
Article des DNA du 15 11 2011 à consulter ci-dessous
www.dna.fr/justice/2011/11/15/la-plainte-d-un-usager-contre-la-sanef
ci-dessous les explications de la SANEF, parues dans le même journal :
Selon Arnaud Hary, directeur des concessions du groupe Sanef, qui a pu être joint hier, toute cette affaire est due à « une confusion entre trafic local et trafic de transit ». Il reconnaît la
réalité de la convention de rachat du tronçon Brumath Nord-Reichstett par le conseil général en 1977, mais se base sur une interprétation des termes du contrat initial de concession pour affirmer
que ce tronçon est alors devenu « gratuit pour le trafic local », par exemple en provenance de Haguenau, et non pour le « trafic de transit » qui représente selon lui « l’ensemble du trafic qui
passe par le péage de Schwindratzheim ». Autrement dit, le trafic venant de Hochfelden, pourtant situé à proximité de Brumath, ou encore celui de Saverne et de Sarre-Union, seraient ainsi
considérés comme étant de transit, le conducteur devant alors s’acquitter du paiement jusqu’à Reichstett. Il existerait « d’autres cas de figures identiques » ailleurs en France. « Quand on habite
Saverne, on a le sentiment de faire partie du trafic local, mais du point de vue contractuel, ce n’est pas le cas », avance encore le directeur. La bataille des mots a commencé. A la justice
désormais de trancher.
Lundi 19 septembre 2011, lors de la session annuelle au Conseil Général avec Monsieur le Préfet, qui répondait aux questions des conseillers généraux, j’ai été amenée à l’interpeller sur 2 sujets concernant la décharge du Rohrbach. Voici mes propos :
« Au sujet de la décharge de Hochfelden, le 29 décembre 2010, je vous ai adressé un courrier vous demandant à quelle collectivité incombait la charge de trouver un nouveau site d’accueil pour les déchets industriels ultimes : est-ce l’Etat, la Région, le Département, une Communauté de Communes ou une Commune ? N’ayant toujours pas de réponse à ce jour et après plus de 10 mois d’attente, pourrais-je enfinavoir une réponse claire et précise. Par ailleurs, le Président du Tribunal Administratif m’a confirmé que c’est à la Préfecture d’assurer le respect des ses arrêtés, sous le contrôle du juge administratif, le cas échéant. Sita ayant outrepassé de 6,50 m sur le site de Hochfelden 1 et déjà de 2,48 m sur le site de Hochfelden 2, les hauteurs autorisées dans vos arrêtés (ce qui représente des centaines de milliers detonnes et donc un profit pécunier immense), qu’allez-vous entreprendre pour que vos arrêtés bafoués soient respectés ? »
A la première question, Mr le Préfet a répondu que PERSONNE n’était en charge de trouver un nouveau site.
Quant à la seconde question, il m’a fait savoir qu’il n’y avait pas de défauts sur ce sujet, que des travaux de vérifications ont été transmis à la justice puisque j’avais eu la délicatesse de la saisir, qu’il n’avait pas connaissance de défauts particuliers. Donc en clair, pour Mr le Préfet, il n’y a pas de
dépassements de hauteur autorisée. C’est d’ailleurs ce que dit SITA dans ses explications écrites à la Commissaire-Enquêteur lors de l’enquête publique au sujet des 178 m et 200 m non respectés. Selon SITA (sur Hochfelden 1, hauteur autorisée = 178 m) « la cote maximale atteinte après
réaménagement est de 182 m. Le tassement maximum à considérer est d’environ 2,50 m à long terme, ce qui explique la valeur des 184,50 m au moment du relevé topographique des cotes (en 2005) »
Je constate que SITA est en infraction à l’arrêté du 04.12.2000 car incontestablement 182 m = pas 178 m. Quant au chiffre de 182 m qu’ils citent,
c’est la hauteur topographique relevée en 2005 soit 184,50 m moins le tassement de 2,5 m à long terme, car SITA dans ses documents, prétend qu’à la fin de la 1èreannée les déchets se tassent d’1 m, puis il y a un tassement de 2 m au cours des 4 années suivantes, ce qui veut dire que depuis 2005, le site de Hochfelden 1 aurait du se tasser de 3 m environ. Or un relevé topographique daté de janvier 2011 et établi par un cabinet de géomètres experts, fait apparaitre que la hauteur maximale de site de Hochfelden 1 est actuellement toujours de 184,56
m, SITA dépassant allégrement les 182 m sur au moins 1/3 du site et ne parlons pas du dépassement des 178 m…. Ces chiffres et relevés, non contestables, démontrent donc clairement que les dires de SITA sont faux, car le tassement auquel ils font référence est purement « hypothétique et théorique ».
Le relevé topographique du 07 janvier 2011 en est la preuve manifeste. Ce qui est valable pour Hochfelden 1 l’est également pour le site de Hochfelden 2, où SITA prétend qu’ils ont dépassé de 2,5 m la hauteur autorisée car il y aura un tassement de cet ordre…… Alors comment Mr. le Préfet, en écho à SITA, peut-il prétendre qu’il n’y a pas de « défauts » sur les hauteurs ? Je ne comprends pas…. j’ai d’ailleurs transmis un courrier avec les éléments précités au procureur de la République en charge du dossier, pour m’opposer fermement aux contre-vérités avancées tant par SITA que par le Préfet.
Pour ce qui est de la première réponse faite par Mr le Préfet, disant que personne ne doit chercher un nouveau site, je constate d’abord qu’il a tout de même fallu dix mois pour avoir une réponse et qu’ensuite cette réponse contredit celle faite par un autre Préfet, Mr. THENAULT. Ce dernier en réponse à une question de Mr le Député Emile BLESSIG affirmait le 30.08.2002, que l’initiative de trouver de nouveaux sites incombait aux « collectivités ayant la compétence traitement, soit à des entreprises privées ». Je constate que les Préfets passent…. les réponses aux mêmes questions changent… Il faudra m’expliquer, si effectivement personne n’est en charge de trouver un nouveau site, pourquoi le PDEDMA de 2002 (toujours applicable à ce jour, ainsi que le souligne Mme STROEBELE, commissaire-enquêteur dans son rapport d’enquête publique) a été élaboré et approuvé précisément par un arrêté préfectoral.
D’ailleurs ce PDEDMA de 2002, toujours opposable à toute nouvelle décision du Préfet, prévoyait
1) La fermeture du centre de stockage de Hochfelden à
l’horizon 2005-2006
2) D’engager dès sa publication (2002) les démarches
d’extension (des autres sites restant ouverts) ou de création d’un ou deux
nouveaux centres de stockage de déchets ultimes pour une capacité totale de
170 000 t/an
Or
selon les termes de ce plan, n’était-ce et n’est ce toujours pas à la préfecture, donc à l’Etat, de rechercher les deux nouveaux sites dont parle
l’arrêté préfectoral ????? Cette question, trop importante pour la suite de l’exploitation ou de la non-exploitation du site de Hochfelden, ne peut se contenter d’un « Personne » car si telle devait être la réalité, SITA a beau jeu d’écrire à Mme le Commissaire-Enquêteur « SITA ALSACE fait une proposition jusqu’en 2019. Le cas échéant, si le besoin d’une capacité de stockage est avéré par le département après 2019, des propositions pourraient être effectuées……. »
Des
vérifications auprès de Mme la Ministre de l’environnement, du législateur et d’un avocat spécialisé en droit administratif s’imposent donc pour savoir si effectivement PERSONNE n’est en charge de trouver un nouveau site. Dans le dossier de la décharge du Rohrbach, nous savons tous, depuis fort longtemps, que nous ne sommes plus à une contre vérité près…..
Fait à Scherlenheim, le 24 septembre 2011
Marie-Paule
LEHMANN, Conseillère Générale
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